Au fil du temps, j’ai constaté que la majorité du temps, le problème n’en est pas un d’espace, mais bien d’un trop-plein d’objets. Et pour cause ! Dans cette ère de consommation qui a envahi l’espace vital des maisons, des lieux de travail, des écoles et des garderies… les gens se sentent étouffés, dépassés, frustrés et impuissants devant ces envahisseurs que sont devenus les objets.

Ces centaines de gens m’ont laissé entrer chez eux, dans ce qu’ils ont de plus privé et de plus vulnérable.  J’aime les seconder et je suis toujours honorée de cette confiance qu’ils m’accordent.
Ensemble, nous avons trié des fonds de tiroirs, des hauts de garde-robes, des vêtements, des objets chargés d’émotions de toutes sortes. On a pleuré un p’tit coup et on a continué. Nous avons élagué des bibliothèques, des garde-manger, des bureaux pleins de papiers, des bas d’armoires…. Du grenier au sous-sol et du garage au cabanon, chaque objet dans chaque espace a été touché, évalué et traité selon son utilité. Souvent, mes clients me disent « J’avais déjà trié, mais jamais je ne m’étais rendu aussi loin dans le détail ». Là est ma force, les amener plus loin !

J’ai appris à connaître mes clients. Je connais les raisons qui les poussent à acquérir des objets et celles qui les empêchent de s’en débarrasser. Ils ont leurs croyances, leurs joies, leurs peines, leurs justifications.

Parce que je les connais, je fais preuve d’un grand respect quand je travaille près d’eux. Je sais que de faire appel à moi leur a demandé beaucoup de courage et d’humilité.
Je sais bien que je n’ai pas le pouvoir de changer les gens. Je n’ai pas de baguette magique. Je sais par contre que mon rôle est de les accompagner à faire un pas. Parfois un tout petit pas, parfois un grand bond. Mais chaque fois, les clients décident de leur rythme de croisière.