La syllogomanie, communément appelé acculumateur compulsif, insalubrité morbide ou encore le Syndrome de Diogène est une maladie mentale de plus en plus connue autant par les services sociaux que par les pompiers.
Leurs proches, impuissants, ne comprennent pas se qui se passe. 
Ils me contactent pour savoir comment les aider.
« J’veux l’aider mais elle ne veut pas. Elle dit qu’elle va le faire bientôt. Je suis découragé, vous devriez voir ça, c’est épouvantable ! »

Dans mon parcours, j’en ai rencontré plus d’un. Quand je dis que je suis organisatrice, très souvent je me fait dire « J’ai un oncle, une tante, un ami, une voisine… comme ça »
Bien que ce trouble soit une maladie mentale, elle en est une de dépendance comme les drogues, le jeux, l’alcool, la nourriture…

La différence entre mes clients «normaux» et les accumulateurs compulsifs se situe dans le lien émotif lié à leurs objets. À la simple idée de se débarrasser de quoi que ce soit, ils paniquent, hyperventillent, s’agitent.
Quand je travaille auprès d’eux, ils évitent mes questions, se perdent dans des explications sans fin pour contrôler l’élagage. « Je vais m’en servir. Ça appartenait à ma tante. J’ai payé ça cher. Mon neveu va venir le chercher. Une fois que j’aurai fait le ménage , ça va m’être utile… ». Ils promettent de faire le ménage bientôt. Et ils en sont réellement convaincus. Comme tous dépendants qui nous promettent d’arrêter de boire, de gambler, de faire de l’exercice, de sniffer.

Chaque syllogomanes accumulent différemment. Pour certains ce sera des journaux, de la vaisselle, des vidanges, de la nourriture, des outils, des animaux (syndrome de Noé), toutes sortes de souvenirs liés à un doux passé de leur vie ou encore plein de pacotilles trouvé ici et là sur les trottoirs.

Être entouré, envahi, enseveli leur apporte un sentiment de réconfort et de contrôle. Ils ne reçoivent plus personnes. Cet encombrement les isole. Comme toutes dépendances, ils ne voient pas en quoi cela leur nuit. Toujours occupés à «classer», à déplacer les objets d’une place à l’autre, à s’approprier encore plus, ils ne ressentent ni ne voir pas la détresse à l’origine de cette souffrance.

Voyez-vous la différence entre ceux qui ont la maison embourbée et qui acceptent de l’aide et les accumulateurs compulsifs ?
Contrairement à celui qui n’a pas ce trouble, ce dernier n’aura aucune réticence à se débarrasser des choses en trop. Il est « raisonnable ».

Si vous pensé être un accumulateur compulsif, sachez qu’il existe des groupes
de paroles et de soutien, où vous pourrez rencontrer des gens qui vivent les mêmes difficultés qui vous comprendront et qui pourront vous guider mieux que moi dans votre processus.

Je peux par contre, allez constater les lieux, et vous amener à faire un pas vers votre demande d’aide. Me contacter  ou au 514-251-2371

Maison grise Rosemont
514-722-0009 p.204

Fondation Québécoise pour le Trouble Obsessionnel-Compulsif Verdun
514-933-7541 poste 58442

Unité mobile salubrité 

Et plein d’autre aide que je ne peux tout répertorier. Mais contacter votre municipalité pour plus de ressources.

************************************

Si vous êtes un ami ou un parent de quelqu’un qui correspond à la description, n’hésitez pas à contacter un organisme. Car, il peut être très perturbant de voir un être aimé, vivre dans de si mauvaises conditions d’hygiène et de constater qu’il s’isole. Allez en parler. N’oubliez pas que vous pouvez apporter votre soutien moral, votre présence mais qu’en aucun cas, vous ne pourrez changer la personne qui souffre. Comme vous ne pouvez aider un toxicomane. Je peux vous écouter. Si vous avez besoin d’en parler contactez-moi.
sophielego@me.com on se fixera un rendez-vous.

En cherchant sur le web, vous trouverez un organisme près de chez vous
Association québécoise des parents et amis atteinte de maladie mentale.

Plus de photos ici